WikiLeaks

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mardi 10 août 2010

Remerciements

Ce mémoire a été réalisé dans le cadre du programme de Relations Internationales du Master Recherche de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris dont l’approche sociologique s’est révélée d’une aide considérable pour mon sujet de recherche. Mes remerciements vont surtout à ma directrice de mémoire, Mme Marie-Françoise Durand, pour ses conseils lumineux et sa prodigieuse capacité à me recentrer sur mon sujet lorsque, submergée d’informations et tentée par une analyse technico-informatique, j’oubliais momentanément qu’il s’agissait d’abord de traiter un fait social.

La réalisation de ce mémoire s’est appuyée sur une veille informationnelle quasi-journalière de sites Internet, de chatrooms et de blogs qui m’ont permis de rencontrer de nombreuses personnes, responsables, militants, supporteurs et autres internautes curieux, avec qui j’ai eu des échanges pas toujours pertinents mais également enrichissants. Je les remercie tous vivement pour leur disponibilité et le sincère intérêt qu’ils ont porté à ma recherche. J’ai une dette toute particulière envers les utilisateurs du chat sécurisé de Wikileaks sur l’Internet Relay Chat (IRC) qui ont accepté de réduire quelque peu l’anonymat offert par les administrateurs pour aider ma recherche. En répondant à mes questions, ils m’ont permis de récolter de précieuses informations sur la communauté qui ont durablement orienté mes réflexions.

Ce travail m’a aussi fourni l’occasion de rencontrer M. Julian Assange, l’éditeur de Wikileaks, dont la figure, déjà mystérieuse au lancement de son site de publication de documents sensibles, est devenue extrêmement controversée, depuis le 5 avril 2010, avec la publication de la vidéo  Collateral Murder. Au-delà de l’image du hacker militant de génie, j’ai eu la chance extraordinaire de découvrir un homme, certes singulier, qui s’est consacré, corps, avoir, savoir et âme, à une cause qu’il croit juste. Sa vision plutôt radicale de la transparence et la mission qu’il s’est donnée d’aider à préserver les « archives intellectuelles de la civilisation humaine » en éliminant le secret institutionnel,  peuvent le faire paraitre présomptueux, voire naïf, mais c’est justement cette sincérité qui ont fait de lui et de son site, une « cause célèbre », en et hors ligne.

Si le cyberespace m’a offert un champ d’observation privilégié et un objet d’attachement particulier, mes entretiens hors ligne avec des experts, chercheurs, militants et responsables politiques, m’ont été d’une aide déterminante. En particulier, les réflexions de M. Ben Laurie, responsable de sécurité logiciel chez Google et membre du Conseil technique de Wikileaks, Mme Laurence Ifrah, consultante spécialisée en criminalité numérique et chercheure au Département de recherche des menaces criminelles contemporaines (DRMCC) de l’Université Paris II Panthéon-Assas, et M. Steven Aftergood du Project  on Government Secrecy de la Fédération des Scientifiques Américains (FAS) m'ont permis d’approfondir et d’améliorer mes modestes connaissances de la cryptographie, de la protection des données sur Internet et des fondements idéologiques de la lutte contre le secret. La dernière section de ce mémoire a grandement bénéficié des remarques du Professeur Thierry Vedel, du Centre de Recherches Politiques de Sciences Po (CEVIPOF) sur l’utilisation politique d’Internet et ses rapports avec l’idéologie libérale de la démocratie.

Mes remerciements vont enfin à mes collègues du Master qui, par l’intérêt réel qu’ils ont manifesté pour mon sujet, m’ont conforté dans le choix de ce cas d’étude d’un genre singulier.

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